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16/06/2022 santé

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Un café à la frontière

Lieux de rencontres par excellence, les cafés jouent un rôle important pendant la période de la guerre. En mars 1941, douze établissements sont déclarés à Thônex, dont six sur la rue de Genève. On vient y boire, parler, apprendre les dernières nouvelles, fumer, téléphoner, écouter la radio (émetteur suisse de Sottens), jouer au billard ou au football-de-table. On y échange cigarettes et renseignements, on se réconforte auprès d’oreilles amies, on baisse la voix devant des inconnus.

En aval de la douane, au 156, rue de Genève, le café Pérriard réceptionne discrètement des réfugiés et des résistants passés par Lucien Mas, contrôleur des douanes à Moillesulaz. Point principal de franchissement de la frontière franco-genevoise, le pont est sévèrement contrôlé. Toutefois, la lumière éblouissante des projecteurs empêche de remarquer les clandestins qui, de nuit, traversent le Foron près du tablier du pont. C’est mouillés jusqu’aux genoux qu’ils arrivent dans l’arrière-cour de l’établissement qui jouxte la frontière.

Transgressant les règles de la neutralité helvétique, connaissant bien les lieux et les horaires des patrouilles, Jeannette Pérriard qui travaille dans l’établissement de ses parents, devient très tôt complice de la Résistance, notamment en transmettant des missives pour le Service de Renseignement suisse ou pour des Français réfugiés à Genève. Dans ce bar-tabac Lucien Mas téléphone, communique avec le Service de Renseignement suisse, achemine du courrier des Mouvements Unis de la Résistance (MUR), dont il rencontrera en octobre 1943 le haut responsable Pierre de Bénouville, dans l’arrière-salle.

Jusqu’à l’occupation italienne en janvier 1943, les douaniers français avaient l’autorisation tacite de traverser la frontière pour acheter des cigarettes. Nombre d’entre eux ont joué un rôle actif dans les passages clandestins, comme dans la transmission de renseignements. Souvent couverts par leur hiérarchie, à la différence de leurs homologues suisses, ils ne furent pas, à l’époque, sanctionnés pour leur engagement.

Texte: Claire Luchetta