l'actualité
Fonds d’art communal
Créé en 2022, le Fonds d’art de la Ville de Thônex a pour buts de contribuer à la qualité artistique des édifices publics, ainsi qu’à la mise en valeur des rues, places et sites municipaux.
Son action vise également à promouvoir les artistes régionaux, dans les domaines des arts plastiques et vivants. Il a pour ambition de créer, développer et promouvoir le lien social entre habitant-e-s de la ville par le biais de l’art.
Le Fonds d’art communal est alimenté chaque année par un montant correspondant à 1% des crédits d’investissement votés par le Conseil municipal.
Bourse culturelle
C’est à l’occasion de la soirée des vœux du Conseil administratif, le 8 janvier dernier, que la deuxième lauréate de la Bourse culturelle décernée par le Fonds d’art de la Ville de Thônex, a été révélée. Il s’agit de l’artiste Caroline Cuénod, récompensée pour son projet Les bancs souvenirs.
Avec son projet Les bancs souvenirs, Caroline Cuénod propose une démarche sensible et innovante, visant à transformer les bancs publics de Thônex en lieux vivants de mémoire et de partage.
Imaginé comme une invitation à la rencontre, Les bancs souvenirs repose sur une idée simple : récolter les souvenirs des habitantes et habitants de Thônex et les rendre accessibles à toutes et à tous dans l’espace public. L’artiste ira à la rencontre des passants, s’installant avec eux sur les bancs de la ville pour recueillir, sous forme sonore, des anecdotes liées à leur vie et leur rapport à la commune.
Ces récits, enregistrés puis montés, seront ensuite accessibles grâce à des QR codes gravés sur des plaques fixées aux bancs. Chacun pourra ainsi, au fil de ses promenades, écouter un fragment de mémoire : une histoire intime, drôle, émouvante ou ordinaire, offerte en partage.
À travers ce dispositif, les bancs de Thônex deviendront une véritable constellation de trajectoires individuelles, révélant la diversité de celles et ceux qui la font vivre. Loin d’attirer l’attention par eux-mêmes, ces éléments du mobilier urbain, se transformeront en témoins discrets de milliers de moments de vie, représentant d’une mémoire collective.
Une artiste sensible au travail de mémoire
Réalisatrice de films documentaires et de podcasts, historienne de formation, Caroline Cuénod développe depuis plusieurs années des projets à caractère humain, nourris par les récits intimes et la transmission. Son travail s’ancre dans une conviction forte : les souvenirs des uns enrichissent le quotidien des autres et donnent du sens aux lieux que nous habitons.
Elle est la 2ème lauréate de la Bourse culturelle proposée par le Fonds d’art de la Ville de Thônex. Celle-ci, dotée d’un montant maximal de CHF 10’000.-, vise à promouvoir le développement de projets artistiques originaux et innovants, favorisant la diversité culturelle, le tout en promettant de laisser une empreinte durable dans le paysage culturel.
Précédents lauréats
2024: Andréas Schweizer – Visages pour le futur
Réalisation de 99 portraits photographiques, visant à créer une mémoire visuelle unique de la région.
Mich'Line
La Mich’Line est un concept culturel réalisé par le Fonds d’art de la Ville de Thônex, sous la forme d’expositions temporaires proposées en plein air le long de la Voie verte (entre la route de Jussy et le chemin du Foron). Ce projet vise à offrir une expérience artistique et immersive en libre accès, pour créer un lieu de rencontre culturelle local. Du promeneur au passionné, en passant par le visiteur curieux, tout le monde est libre de s’arrêter, d’observer et se laisser inspirer par cette expression artistique en plein air. En intégrant l’art dans le quotidien, la Mich’Line participe à rendre la culture accessible à tous, sans contrainte.
Biennale (re)connecting.earth – ressources sensibles (29 avril 2026 – 24 juillet 2026)
(re)connecting.earth est un projet international qui explore les relations entre humains, animaux et plantes dans les environnements urbains. Portée par l’association genevoise art-werk, cette troisième édition prend place au cœur du Grand Genève pour explorer un thème aussi concret qu’actuel : les ressources naturelles. Fondée à Genève, art-werk développe depuis 2021 des projets à l’intersection de l’art contemporain, des sciences et des questions écologiques. Chaque édition invite artistes, scientifiques et publics à réfléchir ensemble aux enjeux écologiques contemporains à travers expositions, ateliers, conférences et performances.
Exploration artistique et écologique à ciel ouvert
Pour 2026, le parcours suit la voie verte. Ancienne zone marquée par le chantier du CEVA, cet espace est devenu un corridor écologique et un lieu de circulation quotidienne. À Chêne-Bougeries et à Thônex, des œuvres seront installées le long de cet itinéraire. Le parcours intégrera également des panneaux consacrés à la biodiversité et proposera de nouveaux dispositifs de médiation dédiés aux ressources naturelles et aux mutations urbaines.
Explorations artistiques des enjeux socio-environnementaux
Parmi les artistes invités, Seba Calfuqueo interroge les relations entre territoire, mémoire et extraction des ressources. Son travail met en évidence la dimension culturelle et politique des matières premières. Le duo Caroline Etter & Laura Spozio s’intéresse quant à lui aux matériaux, aux processus de construction et aux dynamiques d’aménagement. Leur intervention dialogue avec les sols transformés et les infrastructures ferroviaires de la voie verte. Les « Grains de sable » de Jeewi Lee et Philipp C. Reiner ont voyagé depuis Busan pour transmettre aux élèves genevois et au public une expérience unique. Chaque grain est différent et permet bien des prouesses technologiques.
Deux lieux, un vernissage commun
Le parcours propose également des visites guidées, des conférences art–sciences et un guide dédié. Le vernissage se tiendra le mercredi 29 avril dès 16h au parc Motrice-Picasso à Thônex, avant de se poursuivre à Chêne-Bougeries entre le chemin De-La-Montagne et le chemin de Grange-Falquet.
Quant à la conférence (re)connecting.earth: Le temps du sable. Pourquoi il disparaît et ce que cela change – par Stéphanie Girardclos, maître en recherche à l’Université de Genève, elle aura lieu le 5 mai, à 19h, à la Salle J.-J. Gautier de Chêne-Bougeries. Entrée libre.
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Belle-Terre, la naissance d’un nouveau quartier (8 octobre 2025 – 9 janvier 2026)
En 2021, les premiers habitants du quartier Belle-Terre s’installent, marquant un tournant majeur dans l’évolution de Thônex. D’une commune en expansion, la ville affirme alors son nouveau visage urbain. Là où s’étendaient de hautes herbes s’élève désormais l’un des quartiers les plus emblématiques de Genève.
Pour garder la trace de cette transformation, le photographe Luca Fascini a suivi le chantier. A travers son regard aiguisé, il capte la métamorphose du paysage, entre géométrie, architecture et poésie. Ses images racontent la naissance d’un lieu et témoignent du lien entre espace, temps et mémoire.
Luca Fascini, photographe
Né en 1964 à Genève, Luca Fascini vit et travaille à Genève. Formé au dessin dans des bureaux d’architecture, il développe très tôt un regard précis, rigoureux et sensible aux formes, à la lumière et à l’espace. En autodidacte, il pratique la photographie pour documenter les projets sur lesquels il collabore.
Dans les années 1990, l’évolution des outils l’incitent à passer du dessin à main levée au dessin numérique, puis à l’imagerie de synthèse.
En 2002, désireux de replacer l’image au cœur de sa pratique en se détachant des contraintes techniques, il opère un tournant décisif : il fait de la photographie son activité professionnelle à part entière. Comme une évidence, il conjugue alors son expérience du monde architectural avec une approche artistique et documentaire de la photographie, posant un regard singulier sur l’espace construit.
Le projet
Après avoir documenté le chantier du CEVA, Luca Fascini est appelé à suivre la métamorphose du territoire thônésien, en suivant la réalisation du chantier de Belle-Terre. Du champ aux immeubles naissants, il capte chaque étape : le sol éventré, le ballet incessant des camions et des pelles mécaniques, l’architecture émergente… A travers son regard aiguisé, il y déniche la beauté du chaos. Et lorsque la géométrie prend ses droits, tout redevient photogénique.
Au-delà du simple suivi de projet, c’est une mémoire du territoire que Luca Fascini propose à travers ses photographies. Un témoignage visuel de la naissance d’un quartier vivant, où nature et constructions semblent enfin dialoguer.
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IA, imagination et innovation (15 mai 2025 – 15 août 2025)
« IA, imagination et innovation » est la première exposition proposée dans le cadre de la Mich’Line du 15 mai au 15 août. Elle invite à une réflexion sur le rôle de l’intelligence artificielle dans la création artistique, en explorant les limites et potentialités de cette technologie. À travers les oeuvres de Maëlle Gross et Elsa Wagnières, cette exposition interroge notre rapport à l’IA, entre intimité et imaginaire. Chaque artiste, en s’emparant de cette technologie, crée un discours singulier sur des enjeux contemporains : la maternité, l’environnement et la surconsommation numérique.
Œuvre participative "Before I die" (septembre 2024 - mars 2025)
Alliant art et lien social, le mur «Before I die» propose aux passants de partager leurs rêves et inspirations pour en faire une œuvre participative. Issue d’un phénomène planétaire, par l’artiste américaine, Candy Chang, elle est la première du genre dans le canton de Genève.
Et vous, quels sont vos rêves? C’est en substance la question que pose ce nouveau projet artistique installé sur la place du Chêne-Vert, réalisé par le Fonds d’art de la Ville de Thônex. Depuis le mois de septembre 2024, l’œuvre «Before I die» propose aux passants de participer à cette réflexion sur un mur noir, en complétant la phrase: «Avant de mourir, je veux…». Aspirations, rêves, objectifs personnels: ce concept novateur et participatif offre un espace de partage et de connexion humaine. Installé dans un premier temps sur la place du Chêne-Vert, puis devant le Guichet communal dès le mois d’octobre, le mur restera à disposition du public pour une durée d’une année.
Au-delà de son caractère artistique, ce projet vise à susciter des conversations profondes sur la vie, la mort et le sens de l’existence. En invitant les participants à réfléchir à ce qui est vraiment important pour eux, «Before I die» cherche à renforcer le lien social. Déclinée dans les six langues les plus parlées à Thônex (français, anglais, italien, espagnol, portugais et albanais), l’installation permettra de toucher l’ensemble de la population qui aura ainsi la possibilité de laisser sa trace, à la craie, et contribuer activement à son rendu.
L’inauguration du mur a eu lieu le 12 septembre 2024 sous forme d’apéro-philo en présence du Maire, M. Bruno da Silva, de l’athlète suisse Celine van Till et des habitants thônésiens.
Retrouvez l’intégralité des photos de l’évènement ici.
Pour en savoir plus sur cette œuvre participative, retrouvez toutes les informations sur www.beforeidieproject.com



